Alternatives à l’expérimentation animale

Lorsque j’ai visité le siège du Fonds pour le remplacement des animaux dans les expériences médicales (FRAME) au début des années 1970, il n’était pas clair s’il s’agissait de promouvoir une idée d’avenir. Mon voyage avait été motivé par le ton encourageant de la littérature promotionnelle de FRAME. Puis, comme maintenant, il considérait l’échelle de l’utilisation des animaux comme inacceptable. Mais au lieu d’essayer de pousser le public à le rejeter en montrant des images de chats et de lapins mutilés, FRAME faisait appel à la raison. Tout en acceptant que les expériences sur les animaux ne pouvaient pas être abandonnées du jour au lendemain, elle a fait valoir que la plupart des connaissances pourraient être acquises sans utiliser d’animaux.

Trente ans plus tard, FRAME lève environ trois quarts de million de livres par an et maintient son propre laboratoire à l’Université de Nottingham. Son cas, et celui d’un embrayage d’organisations similaires, est maintenant largement reconnu diabète sucré. Tout en acceptant que l’utilisation des animaux devrait être affinée et réduite, de nombreux organismes de recherche ont admis que le remplacement est un objectif souhaitable, même si l’enthousiasme pour sa mise en œuvre est parfois plus discret.

Pourtant, les statistiques du Home Office montrent qu’en 2005, un peu moins de 2,9 millions de nouvelles procédures impliquant des animaux ont eu lieu. Bien que ce chiffre soit nettement inférieur à celui des années 1970, il n’est guère négligeable. L’avènement des méthodes alternatives de recherche a-t-il simplement donné aux scientifiques une poignée de nouveaux outils sans éliminer le besoin d’animaux? Et ces méthodes auraient-elles pu être développées sans l’intervention des militants pour des raisons non d’éthique ou de compassion mais d’opportunité scientifique?