Les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine sont associés à un risque accru de suicide chez les personnes âgées

Question de recherche Existe-t-il un lien entre suicide et inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine? Oui, mais seulement pendant le premier mois de traitement. Pourquoi les auteurs ont-ils fait l’étude? Les ISRS ont été associés à des pensées suicidaires chez les adolescents. Ces auteurs voulaient explorer n’importe quel lien chez les adultes plus âgés parce qu’ils sont souvent prescrits antidépresseurs et peuvent être particulièrement vulnérables au suicide. Qu’ont-ils fait? Les auteurs ont mené une vaste étude cas-témoin auprès de tous les adultes âgés d’au moins 66 ans qui se sont suicidés en Ontario entre 1992 et 2000. Ils ont rapproché chacun des 1138 cas de quatre témoins de population qui ne s’étaient pas suicidés, puis ont examiné les antécédents de médicaments antidépresseurs des deux groupes. Ils ont utilisé une technique appelée score de propension pour s’assurer que les cas et les témoins présentaient des caractéristiques démographiques et des profils de maladie similaires. Les cas provenaient de dossiers tenus par le coroner en chef de l’Ontario.Les données sur les prescriptions d’antidépresseurs proviennent du Programme de médicaments de l’Ontario, qui couvre tous les résidents de plus de 65 ans. Les auteurs affirment qu’il est achevé à 99%. Les auteurs ont utilisé la régression logistique conditionnelle pour estimer les probabilités de suicide associées au début du traitement avec n’importe quelle classe d’antidépresseurs, à l’exception des inhibiteurs de la monoamine-oxydase, les données cliniques et les données démographiques pour les scores de propension. qui sont rarement utilisés. Leur analyse comprenait les ISRS fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, sertraline et citalopram. Qu’ont-ils trouvé? Le début du traitement avec un ISRS était associé à un risque de suicide cinq fois plus élevé que le risque associé à toute autre classe d’antidépresseur (rapport de cotes ajusté pour le suicide 4,8, IC à 95% 1,9 à 12,2). Le risque accru était apparent seulement pendant le premier mois de traitement et a été dominé par un risque accru de suicide violent parmi les hommes. Le risque absolu de suicide dans le premier mois de traitement avec n’importe quel antidépresseur était bas, cependant un estimé dans 1 3353 pour les ISRS et 1 sur 16 037 pour les patients prenant d’autres antidépresseurs. 68% des 1329 cas de suicide dans cette étude n’avaient pas reçu d’antidépresseur dans les six mois précédant le décès. La venlafaxine n’a pas été incluse dans l’analyse principale. Qu’est-ce que cela signifie? Les ISRS sont associés à un risque accru de suicide au cours du premier mois de traitement par rapport aux autres antidépresseurs. Cela pourrait être dû au fait que les médecins prescrivent des ISRS aux patients les plus susceptibles de se suicider, bien que les auteurs pensent que cela soit peu probable étant donné leur appariement soigneux de la propension. Cela pourrait aussi être parce que les ISRS ne réduisent pas autant le risque de suicide que les autres antidépresseurs ou parce que les ISRS augmentent le risque de suicide chez les personnes vulnérables. Il est impossible de dire à partir de cette analyse, mais les auteurs exhortent les médecins à ne pas arrêter de prescrire des ISRS aux personnes âgées déprimées. Les risques de sous-traitement risquent d’être pires que les risques précoces associés aux ISRS, qui sont encore faibles. Plus des deux tiers des cas de cette étude n’ont reçu aucun traitement dans les 6 mois précédant leur suicide.